Commerces en difficulté // Tribune pour Sainté Mag // Juin 2017

A mi-mandat de la municipalité de Mr Perdriau le bilan de l’évolution du commerce en ville est tout à fait négatif.

Sur une année seulement  fermeture de : FNAC, DARTY, Café des Matrus, commerces rue Léon Nautin et Sainte Catherine, boutiques EDF …

La ville continue sa désertification commerciale malgré les nombreuses promesses avancées pendant la campagne électorale de 2013-2014.

Le « contexte » national est avancé en réponse à ces fermetures en cascade. Or, si on ne peut pas nier l’influence de décisions nationales, il n’en reste pas moins que la vitalité du commerce local est fondamentalement liée aux décisions municipales et métropolitaines. C’est un choix de société, un choix politique.

La municipalité actuelle a fait le choix du gigantisme, de l’extension périurbain avec le centre STEEL. Les arguments avancés pour justifier ce projet s’avèrent d’ores et déjà faux puisque Mr Perdriau avait affirmé qu’il s’agirait d’un centre dédié à l’équipement de la maison et qu’on apprend qu’il y aura bel et bien des commerces d’habillement entre autres. Dans un contexte économique difficile pour les stéphanois il est tout à fait illusoire de croire, et toutes les études le prouvent, que l’augmentation des mètres carrés commerciaux feraient augmenter la consommation (1). Le budget consommé hors de la ville est un budget définitivement perdu pour les commerces du centre. L’emploi est également perdant avec une telle stratégie car les »petits » commerces sont source de nombreux emplois directs et indirects.
La vision d’une expansion par les très grandes surfaces est une vision « dépassée «, « périmée » qui ne sert qu’à masquer les difficultés locales avec un verni moderniste.

Le groupe municipal écologiste n’adhère évidemment pas à cette vision de la société.

Olivier LONGEON , Stéphanie MOREAU
1 : voir ouvrage d’Olivier Razemon, « Comment la France a tué ses Villes »

Un commentaire pour “Commerces en difficulté // Tribune pour Sainté Mag // Juin 2017”

  1. D’un point de vue écologique, il me semble qu’il n’est pas évident que le développement du commerce de centre-ville soit intéressant, puisqu’il dépend de l’utilisation des voitures.

    Une politique qui favoriserait les voitures en centre-ville pour aider les commerçants ne me semble pas non plus une bonne solution, même du point de vue des commerçants du centre-ville, puisque une place de parking en centre-ville coutera toujours plus cher qu’en périphérie : les communautés de périphérie bénéficient toujours d’un avantage de toutes façons.

    Donc il me semble que la solution est de 1) ne pas dénigrer le commerce de périphérie, ne pas hurler au loup au sujet des grandes enseignes, ne pas se désespérer quand une boutique de centre ville déménage en périphérie, ça n’apporte absolument rien au schmilblick ; 2) étudier les modes de transport dans la communauté urbaine, sans forcément y mettre un point central en centre-ville, mais en le répartissant selon la distribution des populations.

    Bref, je crois que se focaliser sur la notion de « centre »-ville n’est pas une bonne politique, mais qu’il faut réfléchir à l’ensemble du territoire, et c’est par ce biais que le « centre »-ville peut retrouver son rôle et sa dynamique, retrouver ses avantages – multiplicité et concentration de l’offre, par ex.

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