Emplois aidés, un coup dur pour les associations et les collectivités // Tribune pour le magazine municipal de St-Etienne // Octobre 2017

En plein été, sans concertation avec les représentants des secteurs concernés, le gouvernement annonçait vouloir geler les signatures des « contrats aidés » afin d’en diminuer le nombre. Loin d’être parfaits, ils ont le mérite d’orienter de nombreuses personnes vers des emplois valorisants sur le plan individuel et utiles à la société.
Mais ce début septembre, on apprenait que de nombreux contrats aidés s’arrêtaient brusquement sans préavis. Cette décision constitue un véritable coup de massue porté à la cohésion sociale, à l’insertion professionnelle, au bon fonctionnement du service public et à la vitalité des associations qui assurent au quotidien des missions d’intérêt général.

Concrètement, les services publics assurés par les collectivités sont très impactés par le choix du gouvernement de réduire les « contrats aidés ». Ce sont des emplois de cantiniers, d’aides aux ménages ou encore d’accompagnement d’activités périscolaires qui disparaissent.

Alors qu’il serait nécessaire de réaffirmer le soutien aux acteurs qui contribuent à la cohésion sociale, le « plan social » consistant à sortir des « contrats aidés » constitue une grave erreur. Au-delà de la dégradation du service public et de la situation de l’emploi à vocation sociale, cela ne pourra qu’aviver la remise en cause du travail des associations déjà attaquées par la région.

Ce sont finalement des structures sportives, culturelles, de solidarité, de l’insertion professionnelle qui risquent de mettre la clé sous la porte ou de ne plus pouvoir assurer leurs missions à la hauteur des besoins.

Il est encore temps que le gouvernement revienne sur sa décision.

Groupe des élus écologistes St Etienne en Mieux

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