Réduction du service TER Le Puy-St Etienne – Lyon // Lettre ouverte à Laurent Wauquiez // 13 avril 2018

Monsieur Laurent Wauquiez
Président du Conseil régional Auvergne Rhône-Alpes

Saint Etienne, le 13 avril 2018

Objet : Lettre ouverte sur la réduction du service TER Le Puy-St Etienne-Lyon

Monsieur le Président du Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes,

J’ai appris que dans un soucis d’économie, votre conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes a décidé de réduire le service des TER sur la ligne Le Puy en Velay-Firminy-St-Étienne-Lyon. Il s’agit en fait de la suppression des TER desservant toutes les gares intermédiaires entre Givors et Lyon Perrache aux heures de pointe.

En tant qu’usager régulier de cette ligne comme 20 000 autres personnes, sans parler des occasionnels, je suis très choqué de cette petite économie qui aura de très grosses conséquences.

En premier lieu, les TER Le Puy-Firminy-St-Etienne-Lyon Perrache vont donc s’arrêter dans les gares de Givors Canal, Grigny-Le Sablon, Vernaison et Pierre-Bénite. Cet état de fait existe déjà en dehors des heures de pointe et les usagers savent que cela rajoute 8 à 10 minutes de temps de parcours. Ce qui fait passer la liaison St-Etienne-Lyon Perrache au dessus de l’heure de trajet. On peut imaginer qu’un certain nombre de passagers vont donc préférer les TER entre St-Etienne et Lyon Part-Dieu, même si ceux ci sont déjà saturés. Ces derniers TER seront d’autant plus saturés qu’en 2019, les travaux de la gare de Lyon Part Dieu vont entrainer la suppression de bon nombre de TER entre St-Étienne et Lyon Part-Dieu.

En second lieu, la suppression de ce que la SNCF appelle les «  petits Givors » impliquera une sous-capacité entre Givors et Lyon Perrache. Vous savez que, d’ores et déjà, il est fréquent d’avoir des usagers debout, le matin aux heures de pointe dès St-Étienne en direction de Lyon. Si des voyageurs doivent rester sur le quai à Rive de Gier, Givors, Grigny, ou autre, la situation va vite empirer. Aujourd’hui, il est impossible de doubler les trains en direction de Lyon Perrache, par exemple en couplant les Régio 2N en unités multiples, car les quais sont trop courts. C’est le principal inconvénient à mon sens et il n’y a pas d’autre solution que le maintien aux heures de pointe des omnibus Givors-Lyon Perrache.

Ce démantèlement de l’offre de transport ferroviaire ne pourrait que nourrir le trafic routier déjà très abondant et en voie de saturation aux abords de la Métropole lyonnaise.

En tant que conseiller métropolitain de St-Etienne Métropole et ancien président du Comité de ligne, je ne peux que regretter que vous n’ayez pas organisé un comité de ligne pour annoncer cette importante dégradation de la situation.
Actuellement, le matin, un tiers des usagers descendent du train à Oullins pour prendre le Métro et aller sur la rive gauche lyonnaise du Rhône, que vont ils faire ?

Je vous demande donc de revenir le plus rapidement sur cette décision.

D’autre part, il est évident que le prochain Contrat de Plan État-Région devra envisager l’achat de nouveaux matériels roulants et l’allongement des quais pour répondre à l’augmentation permanente de plus de 10 % par an de la fréquentation de cette ligne.

En restant à votre entière disposition et dans l’attente de vos décisions, je vous prie de croire, Monsieur le président, en l’expression de ma considération.

Olivier Longeon
Conseiller municipal de Saint-Étienne
Conseiller d’agglomération de St-Étienne Métropole

Copie à :
– Maires de communes desservies ;
– Monsieur le Président de St Etienne Métropole ;
– Monsieur le Président du Grand Lyon ;
– Messieurs les Présidents d’associations d’usagers ;
– Président-e de Groupes au conseil régional Auvergne Rhône-Alpes.

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