Départ de Biltoki des Halles Mazerat : un fiasco annoncé – Communiqué – 20 février 2025
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Ca y est, Biltoki annonce son départ des Halles Mazerat. En catimini. Pourtant, les signaux étaient bien visibles : turn-over permanent, départs successifs de commerces, qui ont laissé la place à de grands espaces vides. “Tout va bien”, répondaient en coeur la majorité municipale, Biltoki et Inovy.

Les Halles avaient besoin d’un renouveau, et comme trop souvent, M. Perdriau et son équipe avaient choisi de céder les halles municipales au promoteur Inovy pour 40 ans, via un bail emphytéotique. 

Une nouvelle fois, ils avaient fui leurs responsabilités. La société Biltoki arrivait de Biarritz pour calquer son concept aux halles stéphanoises. Un projet hors de la réalité et des attentes des habitantes et des habitants. Des droits d’entrée, des loyers et des charges exorbitants. Il aura fallu 3 ans pour que ce modèle s’effondre. 

L’engagement sans faille des commerçantes et des commerçants n’a pas suffi.

Aujourd’hui, ils sont sommés de quitter les lieux avant le 31 mars prochain. Ce sont des dizaines d’emplois directs et indirects qui disparaissent.

Le manque d’empathie de la société Inovy montre les limites de la gestion privée des biens publics : ici, l’intérêt financier prime sur l’intérêt humain et social.

Face à ce fiasco, le silence de la municipalité est assourdissant.

Lors de l’inauguration des Halles Biltoki fin 2021, M. Perdriau avait ouvert son discours par “j’ai fait un rêve”. S’approprier la phrase de Martin Luther King, il fallait oser. Il semble que le rêve vire au cauchemar, en tout cas pour les Stéphanoises et les Stéphanois.

Le centre ville de Saint-Etienne a trop souffert des années Perdriau. Il est temps de tourner la page, et vite.

Pour les écologistes, le projet comportait dès le départ les raisons de son échec. Pour la majorité de Perdriau il s’agissait d’un coup politique à la veille des municipales. Jamais il n’a été envisagé un vrai projet global favorisant les produits issus de l’agriculture locale, encore moins issus de l’agriculture biologique. Jamais le maire sortant n’a envisagé de faire un aménagement du Cours Victor Hugo de qualité : plantation d’arbres, réduction de la circulation automobile, pistes cyclables, plantation de verdure, animation et rafraîchissement de l’espace avec de l’eau ; restauration de la Bourse du Travail qui ne tient plus que par des échafaudages, alors que ce lieu pourrait être un lieu vivant pour tous les Stéphanois et Stéphanoises. Ils ne l’ont pas fait, nous le ferons.

Annie Andria, Germain Collombet, Danielle Teil, Jean Duverger, Julie Tokhi et Olivier Longeon

Conseillers municipaux et métropolitains écologistes de Saint-Etienne Métropole